Rencontre avec David Toscana.

Un auteur de littérature de jeunesse à la librairie...

Dans le cadre du festival Histoire(s) en mai, nous recevrons Christine Féret-Fleury,
Mercredi 16 mai, 16h00,
Après avoir travaillé dans les classes de CM2 de Bastia et Biguglia, elle viendra rencontrer ses lecteurs à la librairie, et présenter son dernier ouvrage paru chez Gallimard jeunesse dans la collection "Mon histoire".
Rencontre littéraire sous le signe de l'histoire...

Dans le cadre du festival d’Histoire et de littérature Histoire(s) en mai, organisé par l’association Arte Mare,
La librairie Le Point de Rencontre reçoit l’écrivain mexicain David Toscana, traduit par F.M. Durazzo,
Lundi 14 mai, à 18h00.
Le roman L’armée illuminée, de cet auteur considéré comme l’une des plus grandes voix de la littérature mexicaine contemporaine, raconte l’odyssée ne nationalistes mexicains partis reprendre le Texas aux « gringos ». Leur chef, un professeur d’histoire nostalgique, espère lever une armée de 1000 hommes. Au lieu de cela, il part en guerre avec un bataillon composé de cinq adolescents un peu simplets.
Dans un style drôle, inventif, qui parle autant de politique que de chimères, il rend hommage, à sa façon à Cervantès.
Discussion, dédicace, apéritif.
Les rendez-vous d'avril...
INVITATIONS.
Lundi 23 avril, 18h30. Marie-Hélène Ferrari viendra présenter son 8eme Pierucci, La persévérance du jardinier, étonnant et décalé.
Vendredi 27 avril, 18h30. Rencontre avec Anne Meistersheim, pour sa dernière publication chez Albiana, Le labyrynthe et les masques. Ensuite nous participerons à une dégustation de vins corses avec Marion Bastien, oenologue.
Entrée libre.
Conférence
Conférence d'Eugène Gherardi, le 27 janvier 2012.
Avec cette conférence du professeur Eugène Gherardi, de l’université de Corse, spécialiste de l'histoire de l'éducation en Corse, le Prix du livre corse inaugure un cycle de rencontres en association avec le Crédit Agricole et le Collège Simon-Jean Vinciguerra. C'est le CDI qui nous accueille, au milieu d'une très belle exposition de vieilles photos. Tous les membres du jury du Prix du livre corse sont présents, ainsi que sa présidente, Jocelyne Casta.
Marie-Jean Vinciguerra introduit la conférence en mentionnant le fait que lui-même a assisté à 84 remises de prix. Il présente le collège Simon-Jean Vinciguerra, le plus ancien établissement d'enseignement de Corse, fondé par les jésuites en 1601, et pendant longtemps le seul lycée de l'île.
Deux tomes seront nécessaires à Eugène Gherardi pour retranscrire les discours et les débats qu'ils suscitèrent, et qui furent si importants aussi pour l'histoire de la ville de Bastia.
Les fêtes de fin d'année, en juillet, et en fanfares, au lycée de la Corse reunissaient élèves, enseignants, parents, et notables. On venait y écouter les discours écrits et dits par les professeurs, accompagnant les remises de prix aux élèves méritants. Mais que trouve-t-on au juste dans ces discours? Ils étaient prononcés par de jeunes professeurs, venant de toute la France, et dont c'était souvent le premier poste. Ils étaient très souvent très brillants, agrégés, sortant de Normale Sup. Dans ces discours, aucune mention de culture corse ou italienne, c'est la nation française qui y est exaltée. M-J V. nous invite à nous référer au livre Les déracinés de Maurice Barrès (« restituer à la France une unité morale, de créer ce qui nous manque depuis la révolution : une conscience nationale ».). Toutes les figures de style de la rhétorique sont utilisées.
Edmond Goblot, professeur de philosophie à Bastia dans les dernières années du XIX° siècle, fut un des rares à y apprendre le corse et l'italien. Il fut aussi, et avant Bourdieu, le théoricien de la distinction comme étant un des éléments clés de la mentalité bourgeoise, dans son livre La barrière et le niveau. C'est à l'éducation que revient la fonction de préserver les distinctions sociales et de former la mentalité bourgeoise.
Le Chanoine Letteron fut aussi une personnalité importante: "N'oubliez pas, disait-il aux élèves, que vous êtes corses".
Eugène Gherardi explique en préambule, qu'il est passionné par l'histoire de la culture et de l'éducation en Corse. Il y a aussi une raison sentimentale: lui aussi a été élève au lycée de Bastia.
Il a rassemblé un corpus de discours qu'il a trouvés à la bibliothèque de Bastia, aux archives départementales et chez des particuliers, sur une période allant de 1846 à 1955.
Cette distribution des prix avait lieu à la fin de l'année scolaire, c'est-à-dire aux alentours du 31 juillet. C'était un moment très important de la vie mondaine bastiaise. C'est un lieu propice à l'échange, qui permet aussi à la bourgeoisie de se montrer et d'échanger. Les discours relèvent alors un peu aussi du spectacle. Ils sont prononcés par de jeunes professeurs brillant, qui rivalisent d'éloquence. On note des mots qui reviennent souvent: "progrès" (scientifique, positivisme), "patrie" (surtout au lendemain de la guerre de 70, appels au sacrifice). Il y a un souci de modeler la tête de ces adolescents, pour en faire une élite. Les discours ainsi que le palmarès étaient publiés dans la presse.
Jusqu'à Jules Ferry, l'école n'était pas gratuite. Elle s'adressait à une population de riches notables citadins ou ruraux. Les élèves venaient de toute la corse. On y trouve aussi de 5 à 10% d'enfants de corses ayant fait fortune en Amérique du sud, et qui vivaient toujours là-bas. Les élèves étant d'origines géographiques très différentes, cela permettait au lycée d'être un lieu de multiculturalisme et d'échanges culturels intenses.
Francis Beretti nous confirme qu'il a été le dernier professeur à prononcer ce fameux discours, et c'était en 1968...
(voir l’étude d’Antoine Marchini, De l’école jésuite à l’école laïque, le « vieux lycée » de Bastia dans l’histoire, édité par le CRDP, Ajaccio, 2001).
Les Revenants de Laura Kasischke
Un accident la nuit sur une route de campagne, un couple éjecté d’une voiture, le garçon et la fille blessés, couchés dans l’herbe sous la lumière de la lune. 
La scène est somptueuse, aussi angoissante que dans un film de Cronenberg.
C’est le point de départ d’un récit haletant : au sein d’une communauté universitaire bon teint de l’Amérique profonde, une sororité impose à ses jeunes membres des rites dangereux et mortifères. On y croise des étudiants insouciants et festifs confrontés à la mort, au surnaturel et à la perversité, des enseignants égarés dans le désordre de leur vie intime, des instances dirigeantes brutales et cyniques.
Laura Kasischke revisite avec brio les thèmes de l’amour, de la trahison et de la mort.
Conférence
Vendredi 27 janvier à 16h,
Conférence d'Eugene Gherardi,
placée sous l'égide de l'association du Prix Livre Corse, sur le thème de son dernier ouvrage
La distribution des prix, tome1, Le temps de l'éloquence au lycée de Bastia (1846-1903).
La distribution annuelle des prix aux élèves méritants est l'occasion pour les professeurs de rivaliser d'éloquence lors des discours écrits pour l'occasion. La conférence d'E. Gherardi aura pour cadre le "Vieux Lycée", haut lieu de l'histoire éducative de la Corse, à laquelle s'intéresse depuis plusieurs années ce professeur de l'université de Corté.
Chocolat littéraire.
Chocolat littéraire à la librairie avec PRIMA MUSA,
Vendredi 27 janvier à partir de 17h00.
Nous recevrons à cette occasion DOMINIQUE MEMMI qui rencontrera ses lecteurs.
1Q84 d’Haruki MURAKAMI
Elle met à mort avec méthode et précision des hommes brutaux qui violentent leurs compagnes et elle les expédie de l’autre côté à l’aide d’une simple aiguille. Il écrit des romans non publiés entre deux cours de mathématiques. Aomamé et Tengo sont jeunes et vivent au cœur de Tokyo où ils mènent des existences parallèles, spartiates et solitaires, émaillées de rares plaisirs.
Il va participer à une imposture littéraire en réécrivant le texte d’une jeune fille, auteur d’un roman étrange. Elle accepte une périlleuse mission : éliminer le dirigeant d’une secte abusant des petites filles de la communauté.
Leurs repères spatio-temporels vont s’en trouver inexorablement modifiés. On les quitte à la fin du Livre 2 au bord d’un monde mystérieux.
La construction du récit est remarquablement intelligente et l’écriture limpide. Murakami mêle avec un art très japonisant les thèmes de la maltraitance, de la violence, de la solitude à ceux de l’amour, de la spiritualité et de la justice. Une réflexion très riche sur le déterminisme de l’enfance et les croyances alliée à un sens aigu du suspense.
Vivement la parution du dernier tome !
Vernissage...
- Rencontre • au point de rencontre: Xavier D. de Casabianca,
Une exposition du 9 décembre 2011 au 5 janvier 2012,
Un vernissage le 8 décembre à partir de 18 h.
- 3Bd Hyacinthe de Montera, 04 95 31 23 10.
- Xavier D. de C. est allé récupérer les points de ponctuation dont l'usage a été proscrit par les plus grands poètes du XX° siècle. Ils font l'objet de cette belle exposition.












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